Tout est dit

  Dans le dossier : Témoignages
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Bonjour,
Je tiens à apporter un témoignage concernant l’obtention du label RGE. Je gère une TPE. Avec de l’avance, j’ai effectué ma formation RGE auprès de la CAPEB en mai 2014, et ai déposé mon dossier à la même date auprès de Qualibat. Grace à une cliente introduite dans le système j’ai réussi à être enfin labelisé en juin 2015 car elle ne souhaitait pas travailler avec une autre entreprise. Voici quatre éléments qui peuvent permettre de comprendre dans quelle situation les artisans se trouvent aujourd’hui du fait de ce label :
1) Malgré un questionnement verbale (et sous forme de LRAR) sur la date d’obtention du label et la validation des pièces présentes dans mon dossier, avant l’obtention du label, les réponses données étaient que le dossier ne pouvait pas être examiné avant la présentation du dit en commission (nationale pour info) et si document il manquait, ou n’était plus valide du fait d’une date dépassée et bien la présentation était repoussée ( à quand ?) . D’autre part, aucune date de passage en commission ne pouvait m’être communiqué. Je vous laisse imaginer les trésors d’argumentation qu’il m’a fallu pour convaincre les clients qui acceptaient tout de même de travailler avec mon entreprise. Aujourd’hui, des confrères ayant réussi la formation en même temps que moi doivent refaire tout leur dossier.
2) Avec un panier moyen de chantier de 2500 € il m’est impossible de passer les deux heures nécessaires à la réalisation d’un bilan énergétique pour lequel je me suis engagé à ce qu’il soit réalisé à chaque chantier. Les journées ne font toujours que 24 heures et la semaine ne compte que 7 jours.
3) J’ai donc été obligé pour continuer à travailler, de rogner sur mes marges de façon substantielles pour convaincre des clients de travailler avec mon entreprise.
4) Je suis aujourd’hui en liquidation judiciaire pour cessation de paiement et en rend responsable le système RGE, sachant que mon entreprise avait une progression de CA à deux chiffres chaque année, qu’elle employait deux salariés, comptait prendre une seconde équipe de 2 salariés supplémentaires, et que son unique activité était directement liée au crédit d’impôt (pose de fenêtres de toit)
J’avoue aujourd’hui, baisser les bras par manque d’écoute de nos interlocuteurs concernant le Reconnu Garant pour l’Environnement.
Ce qui parait évident est que si les aides à l’investissement dans la rénovation pour les particuliers, continuent à être pensées et gérées de la même façon que ce qui existe aujourd’hui, seules des entreprises possédant un service administratif dédié pourront survivre. Adieu le petit artisan qui reste le premier employeur de France.

 



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