Table ronde RGE assemblée nationale 1avril 2015

  Dans le dossier : Actions
  Commentaires : Aucun


Bonjour à tous,
Je vous écrie car vous avez participé à la table ronde sur les conditions d’obtention du label RGE par les artisans.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-eco/14-15/c1415046.asp
Le collectif RGEpcc (RGE… pas comme ça) souhaite vous apporter un complément d’information à ce sujet, une expertise de terrain que vous pourrez recouper avec des échanges de terrain dans vos régions.

La veille de cette table ronde nous étions reçu au ministère du logement par les chargés de mission, Mme PESKIN (écologie) et Mme LAFENETRE (logement).
Cette réunion était initiée par le fait que le dispositif RGE ne suscite pas l’engouement nécessaire à la réussite de la transition énergétique dans le bâtiment.
voici notre CR de cette réunion: http://rge-info.com/le-collectif-au-ministere-31-mars-2015/

Notre collectif à déposé un recours en annulation de ce dispositif en septembre 2014, ce recours est toujours en cours d’instruction. Devant l’urgence, nous avons aussi déposé un référé en suspension début décembre 2014, référé duquel nous avons été débouté.

Notre collectif ne s’est pas constitué en opposition à l’éco-conditionnalité des aides, bien au contraire, nous sommes soucieux que l’investissement de l’état dans la promotion de la transition énergétique soit judicieusement investi.

Le lancement d’alerte du collectif ne vise qu’à remettre en cause la forme d’application de l’éco-conditionnalité.

En effet, selon nous, avoir choisi une forme a priori, une éco-conditionnalité de moyen, condense tout les inconvénients :

– Elle ne garantit en rien le résultat.

– Elle est très discriminante pour les petites entreprises.

– Elle institutionnalise le green washing, un outil de tromperie de la population.

– Elle fait de la certification obligatoire l’alpha et l’oméga de la transition énergétique, oubliant que l’enjeu n’est pas d’y faire croire au travers d’un nouveau dédale de normes et de papiers… mais de créer une dynamique d’actions de terrain, d’initiatives et d’innovations, de sérieux dans les réalisations que seule une vérification in situ peut valider.

La crispation sur le terrain est telle qu’elle tourne à la défiance, défiance vis à vis des signataires de la convention Feebat, CAPEB, FFB, Qualibat Qualit’Enr en tête, l’irresponsabilité et le manque de démocratie… le défaut de représentativité est pointé du doigt.

Messieurs Maugard, Liebus et Chanut sauront vous assurer qu’il n’en est rien, que la situation est maîtrisée, que le nombre de certifications est le signe (encore un signe) d’une réussite à venir… C’est surtout la « réussite » du soviet suprême de la certification de papier, des intérêts croisés.

Ce dispositif met les institutionnels dans l’embarras, nous ne trouvons plus personne pour cautionner ce dispositif. Les voix, toujours en off, sont unanimes pour le décrier… mais c’est inéluctable, le coup est tiré, on y peut rien !

Si vous deviez par dédain éluder l’aspect écologique de ce dossier, n’en resterait que le volet économique. Ce volet de l’application du RGE va être lourd de conséquences, même si l’on saura mettre en valeur la réussite de la transition énergétique au travers de la certification, on pourra aussi attribuer plus de 50 000 pertes d’emplois dans le bâtiment à l’effet collatérale de l’éco-conditionnalité des aides du gouvernement.

-Un lien vers notre communiqué en réponse aux dernières propositions de « simplifications » du RGE : http://rge-info.com/communique-de-presse-du-collectif-rgepcc-du-22-avril-2015/

– vers l’efficacité des « signes de qualité » : http://rge-info.com/ademe-communication-paradoxale/

– nos doléances RGE, à l’origine de la création du collectif : http://rge-info.com/dossier-de-presse-rge-pas-comme-ca/

– le RGE étude : http://rge-info.com/que-penser-du-dispositif-rge-etudes/

Bien sûr nous avons noté que nombre d’entre vous avaient cerné tout ou parti de la problématique que soulève le RGE. Nous avons aussi remarqué que nombre de vos questions n’avaient reçu aucune réponse.

Non pour éluder les autres, mais juste parce que concise et très éclairante, la question de Mme Santais :

« Le label RGE est un label en amont. Ce qui intéresse nombre d’entre nous, notamment dans les marchés publics, c’est la réalité de la performance énergétique après travaux. De ce point de vue, que pensez-vous des nouveaux types de marchés, dits de « conception-réalisation-entretien-maintenance » (CREM) ou sde « réalisation-entretien-maintenance » (REM), qui sont très peu pratiqués et qui permettent des associations et la rémunération sur la réalité de la performance ? »

Oui Mme Santais, la qualité ne se mesure pas à la taille d’un logo RGE sur un camion… mais vous n’aurez pas de réponse.

 



Soyez le premier à écrire un commentaire

Votre retour d'information